L'Automate
Oh écho du profond silence,
Abreuve-moi de tes paroles.
Dans cette solitude immense,
Ce tendre poison me cajole.
Parle-moi de tous mes échecs,
Ravive-donc tous mes regrets,
Fais-en un tableau sec et laid.
Forgeons ce recul au fer rouge.
Rayons les erreurs de la carte.
N'attendons pas que cela bouge,
Nul besoin que ce cœur reparte
Enterrons toujours plus profond
Ce qui pourrait masquer ton son
Et en écho, ma vie sculptons.
Un parfait petit automate,
Au faux sourire qui se gâte,
Doté d'une âme rendue inerte,
Mais aux oreilles grandes ouvertes.
-Nicolas Besson
Ce poème fait partie de ma série de poèmes hebdomadaire que vous pouvez trouver ici (venez laisser un commentaire!)